Salariat ou freelance : comment choisir quand on est fatiguée (sans se tromper)

Tu tapes peut-être ces mots un peu au hasard, entre deux cafés, tard le soir, ou un dimanche avec la boule au ventre :

  • salariat ou freelance
  • freelance ou CDI
  • quitter le salariat pour le freelance

Et derrière ces requêtes, il n’y a pas juste une question de statut.
Il y a souvent de la fatigue, parfois du burnout, presque toujours un besoin de souffler.

Cet article n’est pas là pour te convaincre.
Il est là pour t’aider à choisir sans t’abîmer.


Pourquoi cette question arrive toujours quand on est fatiguée

On ne remet presque jamais en question son statut professionnel quand tout va bien.

La question salariat ou freelance ? arrive souvent quand :

  • le corps dit stop avant la tête
  • la motivation est en chute libre
  • chaque option semble être une fuite

👉 Et c’est là que le piège commence.

Quand on est épuisée, on idéalise :

  • le freelance comme une liberté totale
  • le salariat comme une sécurité absolue

La réalité est plus nuancée.


Le mythe dangereux : “le freelance va me sauver”

Quitter le salariat pour le freelance est souvent présenté comme :

  • une renaissance
  • une reconversion miracle
  • une sortie “par le haut” du burnout

Mais quand on est déjà fatiguée, le freelance peut devenir :

  • une charge mentale multipliée
  • une pression financière constante
  • une solitude encore plus lourde

👉 Le freelance ne soigne pas la fatigue.
Il la déplace, parfois il l’amplifie.


Le mythe inverse : “si je retourne en CDI, j’ai échoué”

Autre discours toxique très répandu :

“Revenir au salariat, c’est un échec.”

C’est faux.

Revenir (ou rester) en CDI peut être :

  • un choix de santé
  • un besoin de cadre
  • une manière de se reconstruire

👉 Le salariat n’est pas une prison par défaut.
C’est un outil, comme le freelance.


Salariat ou freelance : la vraie question à se poser (pas celle qu’on te vend)

La vraie question n’est pas :

Quel statut est le mieux ?

Mais plutôt :

Qu’est-ce que je suis capable de porter aujourd’hui, avec mon niveau d’énergie actuel ?

Pose-toi ces questions honnêtement :

  • Est-ce que j’ai l’énergie pour :
    • prospecter ?
    • me vendre ?
    • gérer l’administratif ?
    • encaisser l’irrégularité financière ?

Si la réponse est non → le freelance maintenant est risqué.

  • Est-ce que j’ai besoin de :
    • stabilité ?
    • horaires clairs ?
    • charge mentale réduite ?
    • sécurité financière ?

Si oui → le salariat n’est pas un échec, c’est un soutien.


Freelance fatigue : un sujet trop peu abordé

On parle beaucoup de burnout salarié.
Très peu de burnout freelance.

Pourtant, beaucoup vivent :

  • une fatigue invisible
  • une pression de performance constante
  • l’impossibilité de “s’arrêter”

👉 En freelance, si tu t’arrêtes, tout s’arrête.
Ce n’est pas neutre psychologiquement.


Les zones grises (et souvent les meilleures)

Bonne nouvelle : le choix n’est pas toujours binaire.

Il existe des zones intermédiaires :

  • portage salarial
  • temps partiel + activité freelance légère
  • missions ponctuelles
  • CDI avec plus d’autonomie

👉 Ces options sont souvent plus adaptées quand on est fatiguée, car elles laissent de la marge.


Ce que je défends avec Nomad Glide

Nomad Glide n’est pas un manifeste, ni un collectif.
C’est un espace de réflexion né d’un vécu réel, avec ses doutes, sa fatigue, ses ajustements.

Je ne défends ni :

  • le freelance à tout prix
  • ni le salariat comme solution par défaut

Je défends une idée simple, mais rarement respectée :

Ta santé mentale vaut plus que ton statut professionnel.

Tu as le droit :

  • d’hésiter entre salariat et freelance
  • de changer d’avis
  • de revenir en arrière
  • de choisir la stabilité sans culpabilité
  • de chercher la liberté sans te brûler

Nomad Glide existe pour rappeler une chose essentielle :
tu n’as rien à prouver à personne.


Comment choisir sans se tromper (ni se trahir)

Voici une règle simple, mais rarement respectée :

Ne prends jamais une décision structurelle depuis un état d’épuisement.

À la place :

  1. Stabilise ton énergie (même imparfaitement)
  2. Réduis la pression immédiate
  3. Observe ce que tu ressens quand tu respires un peu

Le bon choix n’est pas celui qui fait rêver Instagram.
C’est celui qui te permet de tenir dans la durée.


En résumé (à lire quand tu doutes)

  • La fatigue fausse les décisions
  • Le freelance n’est pas une solution magique
  • Le salariat n’est pas un échec
  • Les zones intermédiaires sont souvent sous-estimées
  • Le bon choix est celui qui respecte ton énergie actuelle

Si tu es fatiguée, ce n’est pas le moment de te forcer à être “courageuse”.
C’est peut-être le moment d’être lucide et douce avec toi-même 🤍

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